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[Setlist du concert ici][Playlist du concert sous spotify ici].

J’ai pensé qu’il serait peut être sympa de partager mes expériences de concert. Intéressant, parce que ça fait toujours râler ceux qui n’ont pas pu aller voir leur groupe favori, mais surtout pour donner un avis de la prestation des groupes. En espérant vous donner envie d’aller en voir ou non…

Quoi qu’il en soit, si votre avis du concert est différent du mien, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires!

On commence donc avec le concert de Coldplay du 22/05/2012, vu à Nice au stade de Charles Herman, avec comme premières parties Rita Ora et Marina and the Diamond. Notons qu’à l’occasion de cette tournée, le staff prêtait au public des bracelets à mettre autour d’un poignet durant le concert, précisant qu’ils faisaient parti du spectacle. Nous y reviendront.

Concert dans un stade oblige, la scène était pour le moins impressionnante, le nombre de spectateurs également, et les privilégiés à avoir payé pour les tribunes assises ou les « pelouse or » (juste devant la scène) auront certainement pu apprécier le spectacle à sa juste mesure. Pour les autres, et bien j’espère qu’il n’y avait pas trop de personnes de petite taille tout au fond…mais après tout, ce risque fait parti des concerts, non? On ne prendrait pas autant de plaisir à voir surgir la tête du chanteur si notre champ de vision n’était pas sans cesse obstrué par un bras, un buste, une masse de cheveux collés de sueur qu’il faut définitivement raser.

Commençons par les premières parties. Arrive en premier lieu Rita Ora, chanteuse R’n’B / hip-hop pour le moins survoltée. Blonde tumultueuse débordant d’énergie, elle parcourt la scène en tous sens en s’époumonant sur une instru débordante de réverb et d’effets électriques. On aime ou pas. Personnellement, peu adepte de ce genre musical, j’étais plutôt froid. Sans compter que la chanteuse joue bien trop à mon sens sur le play back. Non pas qu’elle ne chante pas sur scène, mais une seconde voix pré enregistrée l’accompagne tout le long de son show, prenant parfois une telle place qu’on se demande si écouter un CD ne serait pas mieux. Ajoutons à ça une durée bien trop courte: quelques trente minutes et la belle blonde repart en coulisse.
Le tout bordé de drapeaux américain, une musique ultra clichée déjà vue un peu partout à mon sens…serais-je réfractaire à ce genre?

Pour vous faire un idée plus concrète de ce que ça pouvait donner, voici un de ses tube dans la meilleure qualité que j’ai pu trouvé sur YouTube.

Marina And The Diamond est un groupe électro/pop dans un esprit bien plus britannique.La chanteuse débarque sur scène en tenue digne de Cendrillon et se met à lancer une voix puissante et cristalline. Les premières notes, bien plus posées, plus réfléchies, moins explosives mais dotées d’un charme tout particulier, contrastaient énormément avec ce qui avait précédé. On passait d’un monde ensoleillé et brulant d’une musique vive et pleine d’artifices à un souffle glacé et un chant bien plus froid, bien plus personnel, moins exhibitionniste. Un genre que j’apprécie davantage, à titre personnel.

Un petit air de The Do derrière cette voix haut perchée, une pointe de fantaisie absurde dans leur jeu de scène qu’on peine à interpréter: désespérément statique et extrêmement envoutant à la fois, on a les yeux rivés vers la chanteuse en cherchant presque à voir ses cordes vocales vibrer.
Bon, on notera quand même quelques blagues en anglais qui, faute d’interprètes dans le public, sont juste tombées à l’eau. Un ou deux « Amazing! » crié ci ou là par pure moquerie, et le show reprend, et se termine, là aussi, trop tôt pour qu’on apprécie à fond ces artistes qu’on n’attendait pas.

Du coup, je vous invite à y jeter une oreille sur spotify, deezer et grooveshark. Et une petite vidéo YouTube juste ci-dessous!

Bon, mais ce n’est pas vraiment pour ça qu’on est venu, n’est-ce pas? les premières parties ont beau être de surprenantes découvertes, ce n’est que la mise en bouche. Quelques longues dizaines de minutes plus tard (bon, au moins une heure, mais un concert ne commence jamais à l’heure, voyons), Coldplay entre en scène. Ils attendent que le soleil laisse place au crépuscule pour cela, non pas pour que notre impatience grandisse mais pour que le public profite à 200% des incroyables jeux de lumière et autres artifices préparés pour ce concert.

Suivant se style graphique du l’album Mylo Xyloto, les instruments (piano, guitares), écrans, et autres aménagements sur scène, étaient colorés dans des teintes rouges/bleues/violettes, autant de tags totalement incohérents.

Dans l’obscurité ambiante, quatre immenses écrans circulaires se mirent un à un en marche. Parallèlement, une musique que tout le monde a bien vite reconnu s’est élevé. Surprise, ce n’est pas du Coldplay: la BO de Back to the Futur qui sonnait comme une promesse de show dantesque oscillant entre renouveau et vieilleries musicales. Coldplay allait nous ressortir les vieux titres de son répertoire, allait nous éblouir avec les nouveaux, tout donner sur scène. Il est assez dur d’écrire ce que l’on peut ressentir durant un tel instant. Le sentiment d’assister à quelque chose de grandiose, mêlé à une décharge incompréhensible d’adrénaline – et tous ces cris, tous ces gens qui hurlent. Cold-play! Cold-play! Cold-play! Et puis ça y est. Le show est lancé.

BAM – BAM – BAM!

Chris Martin, Guy Berryman, Jon Buckland et Will Champion font leur entré en scène en même temps que les feux d’artifices explosent dans le ciel, et enchainent les dernières notes de Back to the Futur sur un Xylo Myloto qui monte en puissance et envoute le public – ces notes trainantes et aigues qui montent, montent, montent – et puis le chant se mêle à la fête avec Hurts Like Heaven, et ça explose. Dans le public, on chante, on hurle les paroles, on délire, on est en train d’assister à un concert de Coldplay.

Les effets de lumière se joignent immédiatement à la fête. Chaque bracelet -rouge, bleu, jaune, rose, vert- accroché au poignet de chaque personne dans ce stade s’illuminent. Tous agitent le poing en l’air, et à la réflexion, on a sans doute l’air un peu stupide à brandir ces diodes d’un air d’illuminé, comme si on avait le pouvoir au bout du bras.
En tous cas, l’effet est saisissant. La foule se transforme en gigantesque guirlande humaine. ça s’illumine, ça clignote, ça tressaute au rythme des bondissement de la foule et des poings qui se lèvent et retombent.

Dans le ciel, de nouveaux feux d’artifices explosent. ça fait un bruit monstre, et ça rythme parfaitement la musique de Chris Martin. Un à un, les jeux de lumières entrent en scène. Les projetcteurs basiques, les feux d’artifices, les bracelets, et bientôt des lasers de toutes les couleurs qui sont projetés de la scènes vers les gradins, striant l’air de rayons colorés. Si on prend la peine de se retourner, on verra sur un espace dégagé des tribunes des dizaines de points colorés qui dansent.« Yes, you, You use your heart as a weapon, And it hurts like heaven », chante Chris en achevant son morceau, et je me dis à ce moment là que ces salauds doivent profiter d’un sublime spectacle de là où ils sont, contemplant chaque lumière représentant chacun d’entre nous, contemplant tout ce monde ici spécialement pour eux. De petits dieux face à une multitude de lucioles en extase.

Vient ensuite un In My Place un peu nostalgique est toujours aussi sublime, puis Major Minus, suivi de Lover in Japan. Six morceaux en comptant Mylo Xyloto (intro) et Back To The Futur, et déjà deux d’albums plus anciens: pas de doutes, Coldplay ne fait pas ici un simple coup de pouce aux ventes de son album (quel intérêt?). Non, c’est un vrai concert auquel on assiste, un concert donné pour les fans, pas pour les acheteurs. Le groupe nous balance un savant mélange de nouveautés et de vieux sons qui sont gravés dans nos mémoires. The Scientist me fait venir des larmes, Yellow m’achève. Violet Hill prend le relais et c’est toute la foule qui se relève de ses cendres pour scander un « Was a long and dark December! From the rooftops I remember… There was snow, White snow. »

Le concert s’enchaine dans un mélange vertigineux de musiques terriblement percutantes et de lumières tourbillonnantes, de feux d’artifices, de ballons gigantesques balancés sur le public, de confettis, de hurlements, de poings levés qui scandent le rythme, le claquement de mains. Par moment, les membres du groupe rejoignent une petite scène au beau milieu du public pour des morceaux plus calmes, Chris Martin jour au piano accompagné des autres. C’est juste magnifique.

Le concert se bouclera sur un rappel de quatre titres, Clocks, Fix You, M.M.I.X, et Every Teardrop is a waterfall, qui me restera dans la tête tout le reste de la soirée et le lendemain, percutant le réel pour le remplacer par d’inoubliables souvenirs.

I turn the music up, I got my records on
I shut the world outside until the lights come on
Maybe the streets alight, maybe the trees are gone
I feel my heart start beating to my favourite song

And all the kids they dance, all the kids all night
Until Monday morning feels another life
I turn the music up
I’m on a roll this time
And heaven is in sight!

I turn the music up, I got my records on
From underneath the rubble sing a rebel song
Don’t want to see another generation drop
I’d rather be a comma than a full stop

Maybe I’m in the black, maybe I’m on my knees
Maybe I’m in the gap between the two trapezes
But my heart is beating and my pulses start
Cathedrals in my heart

And we saw oh this light I swear you, emerge blinking into
To tell me it’s alright
As we soar walls, every siren is a symphony
And every tear’s a waterfall
Is a waterfall
Oh
Is a waterfall
Oh oh oh
Is a is a waterfall
Every tear
Is a waterfall
Oh oh oh

So you can hurt, hurt me bad
But still I’ll raise the flag

Every teardrop
Every teardrop
Every teardrop is a waterfall

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