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ARTISTES À DÉCOUVRIR

Fa 7 est un artiste guadeloupéen qui a développé son travail autour de ses sensibilités musicales et originelles, à savoir la chanson française et les racines créoles, avant de s’intéresser vers un son plus folk et reggae. Sa voix suave et rauque, son jeu de guitare tout en nuance et en finesse rythmique, mettent en valeur ses textes empreints d’une poésie réaliste et parfois militante.

Chantant en français dans ses débuts, d’une voix posée et profonde, il a depuise 2011 totalement changé son répertoire plus qu’il nous sert à présent un reggae revisité façon folk tout simplement excellent. Alors que sur son premier album la voix restait très monotone, s’attachant davantage aux paroles et s’apparentant à une sorte de mix entre chanson française, rap/slam et musiques créoles, le Fa 7 d’aujourd’hui est un artiste totalement différent, donnant une grande importance aux mélodies chantées en anglais et accompagnées d’une guitare très douce, très folk. Franchement, c’est un changement radical mais totalement satisfaisant.

Pour bien se rendre compte de ce changement, voici deux morceaux: le premier est issu de son premier album, le second date d’après cette petite révolution musicale.

Allez, je ne résiste pas à la tentation d’en mettre une troisième. Ici, on entend très bien le changement qui s’est opéré au niveau de la voix: elle apparait plus cassée, un peu à la Eels, mais plus dans le style reggae. Force est de reconnaitre que ça en jette.

Vous pouvez écouter toute la musique de cet artiste sur sa page SoundCloud ou sur son site internet.

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FANGA est grand groupe d’afrobeat français. On parle d’eux comme des représentants du genre en France, et ils le méritent. Avec des albums très travaillés et des scènes explosives, ils se sont taillés un chemin parmi les grands noms de l’afrobeat.

Des rythmes entraînants sur des percussions des îles, soutenus par des airs répétitifs et ensoleillés à la guitare, on se sent vite plongé dans ces pays du sud, submergé par la force de la vie qui circule dans cette musique.

Allez, un petit exemple en vidéo.

Et comme je suis sympa, voici un extrait de leur album Sira Ba, sorti en 2009 chez Underdog Records.

On reconnaît ces lignes de basse et de guitare répétitives, qui instaurent le rythme, l’ambiance, le petit monde de FANGA. Comme une poésie que l’on se répète pour ne plus l’oublier, les notes entrent et se gravent profondément dans nos têtes.

Vous pouvez visiter leur site web ici et les suivre sur leur page facebook.

Cet article a initialement été écrit pour le site musical MAMusique. Allez y jeter un oeil!

Laissez moi vous présenter les trois sulfureuses montpelliéraines des Candy Apple Red. Vous risquez de ne pas vous en remettre.

Agité par un rythme infernal, soutenu par des guitares distordues en de violents accords de puissance, des solos démentiels et une voix féminine qui s’éraille sur des airs très punk/punk-rock,  le premier album de ce trio secoue fort les méninges. Ça vous rentre par les oreilles, ça vous bouscule le cerveau, et ça repart l’air de rien en laissant un petit air qui va s’ installer pour longtemps.

Les dix morceaux s’alternent entre chant français et anglais, toujours avec une énergie débordante. Une petite pause sur la huitième piste avec Would you miss me?, slow de cinq minutes qui laisse ressortir une guitare énervée de temps à autre, la voix de la jolie Audrey posée comme pour atténuer le tout, soufflant un “Even if I love you so, would you miss me?“, et puis on repart avec Horror Club pour finir sur 8 times, excellent écho de 7 times, quelques pistes plus tôt.

Entre la guitare, la basse et la batterie qui s’acharnent sur les dix morceaux de cet album explosif, la voix d’Audrey berce le tout d’une sensibilité toute féminine.

Et voilà leur titre anglais Sex drug & rock’n’roll:

Vous pouvez les écouter ici et suivre leur actualité sur leur page facebook.

Cet article a initialement été rédigé pour le site musical MAMusique de la Médiathèque André Malraux. Vous le retrouverez dessus, avec une bonne centaine d’autres critiques…allez y jeter un oeil!

Les Rasoirs Électriques est un groupe de punk rock français totalement déjanté. Vibrants d’un humour auto-dérisoire et d’une ironie à tout épreuve, les quatre membres (qui jouent tous dans d’autres groupes sur Montpellier, ce qui explique leurs rares dates de concert) balancent une énergie percutante portée par des guitares énervées bien punk. Y a pas à dire, on sent les accords de puissance passer comme des parpaings dans la tronche, renforcés par la voix entre le chant et la gueulante, dans le genre Wriggles.

Un groupe de punk qui chante en français…pas sérieux, me dîtes-vous? Et bien justement, rien de sérieux là-dedans. ça respire la déconne à plein nez et ça fait un bien fou. Un groupe à écouter bien fort en secouant la tête, le poing en l’air et en criant leurs paroles ennivrantes d’humour stupide. Le genre de groupe qu’on aimerait voir en concert…

Et hop, une petite démo avec un clip réalisé en mars 2012. Histoire que vous comprenez de quoi il est question.

Avec les paroles qui vont avec:

J’ai appris à jouer dans les caves
maintenant je veux crever l’écran.

Si tu veux que je monte sur scène va falloir me faire un chèque en blanc.

C’est le bar de l’enfer.
Y a qu’une ampoule électrique.
Personne pige ce qu’on est en train de faire
En tout cas ils aiment la musique.

La sono est posée par terre
au milieu d’une flaque de bière.
Y a qu’un micro tout rouillé
et la clim’ fuit dans les enceintes.

La scène est tellement pourrave
qu’on peut y ramasser des glands.
Si tu te ballades en forêt
c’est vachement plus enrichissant.

On joue pour les marques de bières et pour les voisins du quartier
de toute façon la prochaine fois, le bar de l’enfer sera fermé.

Vous pouvez suivre l’actualité des Rasoirs Électriques sur leur page facebook, et les écouter sur BandCamp, Spotify, et Deezer.

Alors ça, c’est un gros, gros, gros, gros coup de cœur. Ce groupe venu de Béziers, au nom pour le moins original, nous balance des sons alliant blues et funk en un mélange explosif, distillant savamment ici ou là des touches jazzy ou bien rock.

Venus de différentes formations Blues et Jazz, les artistes se sont regroupés autour d’une musique impressionnante musicalement parlant, qui ne peut que séduire dès la première écoute. La chanteuse élève une voix absolument terrible qui vous secoue le cœur et résonne jusque dans vos tripes, tandis que derrière, les lignes de basses et de guitare s’enchaînent sur une rythmique jazzy, entraînante, dynamique…ça envoie!

Puis les cuivres et le piano viennent prendre part à la fête, parfois en de légères touches, parfois en torrent de notes, réponse déshumanisée à cette voix féminine qui s’est déjà emparée de vous.

Les Red Beans And Pepper Sauce sortent leur premier album, intitulé Le Gardien,  en 2010.
Suivent deux clips, l’emblématique Welcome To The Party et le très bon Go Away, que voici:

Et bam, on enchaine avec Welcome To The Party:

Jetez un oeil au site web des Red Beans and Pepper Sauce ainsi qu’à leur page Facebook!

Cet article a initialement été rédigé pour le site musicale de la Médiathèque André Malraux MAMusique. Ce site propose un ensemble d’artistes en région Languedoc-Roussillon, allez donc y faire un tour!

Leo The Last est un groupe de rock de Montpellier composé par trois membres du groupe Big Slim Hazard et un bassiste depuis octobre 2009. En quelques mois, ils établissent un répertoire de chansons rock portées par un son fébrile et brut. Leur première production, The greatest sin est enregistré le 28 février 2010 en Live. Et les amis, ça décoiffe.

D’une voix posée et profonde, un tantinet blues-jazzy, Christophe Bauer sait imposer des mélodies inoubliables à nos oreilles assoiffées de leurs musiques. Un petit air de rockabilly qui traine par là et nous charme, des refrains qui vous restent dans la tête longtemps après l’écoute, un univers bien à eux…honnêtement, on tient là de vrais pros de la musique. Leur album est limpide, logique, équilibré, on enchaine des Pretty Little Wild Thing dynamiques et entrainants entrecoupés de douces ballades avec There is not. The Greatest Sin, c’est un album remarquablement bien mené, une dose d’énergie contenue qui se distille avec une douceur sauvage dans vos tympans.

Finalement, j’ai opté pour vous présenter ma préférée, This Road. Un titre plein de guitares énervées en de furieux riffs haut-perchés, rejoints par la voix basse de Christophe qui délivre sa voix dans un calme explosif. Allez, ouvrez grand vos oreilles, laissez-vous charmer:

Quelque titres de Leo The Last sont également disponibles sur spotify, et deezer. Je vous invite par ailleurs à jeter un oeil à la page SoundCloud et Facebook du groupe.

Cet article a initialement été rédigé pour le site MAMusique, site musical de la Médiathèque André Malraux destiné à mettre en avant divers artistes en région Languedoc-Roussillon. Allez  y jeter un oeil!

 Laissez moi vous parler d’un groupe venu tout droit de Montpellier, Le Skeleton Band.

On s’immerge ici dans un univers bien sombre, sale, morbide. Secoué de basses noires, une batterie lourde en fond, des violons comme désaccordés qui gémissent une lamentation soutenue par la voix envoûtante d’Alex Jacob; Les Skeletons imposent leur style bien particulier. On aime, ou on aime pas: pas d’entre-deux. On navigue entre une folk glauque aux allures de rock’n’roll épuisé, dans un cabaret mystique tenu par des squelettes déguisés en musiciens. Et on entendrait presque leurs os claquer sur un morceau comme Permanent Vacation:

Le premier et unique album du groupe à ce jour s’assemble sur un mélange déroutant de chant français et anglais, parfois les deux à la fois, toujours dans cette humeur sombre, très “Tim Burtonnesque”. On dénote l’influence majeure d’artistes comme Tom Waits ou Nick Cave.

Le Skeleton Band, c’est aussi des expériences musicales originales, puisque le groupe propose un concert-BD, jouant pendant que les images de la BD Cinéma Panopticum, de Thomas Ott, sont diffusée sur un écran géant. Le teaser pour vous donner une idée de leur univers si particulier, associé avec une bande dessinée noire à vous en donner des frissons:

Le Skeleton Band a été l’invité vedette des artistes indépendants au Festival de Bourges. Depuis, la renommée du groupe connait un certain essort…ce qui est définitivement une bonne nouvelle puisque cela leur permet de monter des clips aussi impressionnants qu’intéressants visuellement.

Pour plus d’infos, visitez leur site web et leur page Facebook.

Cet article a été initialement rédigé pour le site MAMusique de la Médiathèque André Malraux, mettant en avant les artistes locaux en région Languedoc-Roussillon. Allez y jetez un oeil!

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